Hugo Villaspasa, L'ennui III, dessin 2008

jeudi 22 avril 2010

Changer le monde ?


« Il faut changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde » disait Descartes, perpétuant ainsi le conseil de résignation de la sagesse stoïcienne. Soit, mais quand le monde va mal, faut-il accepter de se résigner ? Ne faut-il pas plutôt agir ? Ceux pour qui la réponse est évidente se concentreront alors sur le véritable problème : quelle voie s’offre à chacun de nous dans la perspective nécessaire d’un changement du monde et du réel ? Comment modifier durablement les choses et être efficace ? Faut-il en appeler à la bruyante révolution, toujours soudaine et brutale, jamais à l’abri d’un dévoiement ou d’une restauration, ou bien même à la réforme permanente et sans ménagement, tout autant fracassante et violente, qui a tôt fait d’éveiller et de renforcer ses ennemis ou bien s’agit-il d’emprunter le chemin plus doux et discret d’un infléchissement des situations, celui d’une transformation silencieuse ? Changer le monde, changer la vie ? Qui ne l’a pas souhaité ? Et pourtant, qui peut se targuer d’avoir trouvé la solution ? On trouvera peut-être un début de réponse dans l’ouvrage de François Jullien Les transformations silencieuses.

Les transformations silencieuses
de François Jullien
éd. Grasset, Paris, 2009.

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