Hugo Villaspasa, L'ennui III, dessin 2008

vendredi 26 mars 2010

« mes amis, il n’y a pas d’amis »


Qu’est-ce donc que l’amitié ? Si on ne me le demande pas, pour paraphraser Augustin qui s’exprimait ainsi à propos du temps, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus. Ce n’est pas que je ne puisse tenir un discours sur l’amitié. De Platon à Derrida, en passant par Aristote et Montaigne, beaucoup de philosophes s’y sont essayés. Mais tous ont aussi rencontré de grandes difficultés à se représenter, à se faire un concept de cet « ami » que la philosophie inclut dans son nom même. Pourquoi cette énigme de l’amitié ? Puis-je cerner avec des mots cette singulière expérience? Le silence de la peinture ne serait-il pas mieux à même d’en signifier l’originalité, l’intensité et la puissance? N’est-ce pas parce que l’amitié est fondamentalement une expérience existentielle et sensible originaire du partage de la douceur de vivre qu’il est si difficile de s’en faire un concept ? Giorgio Agamben soulève ces questions dans un petit texte en cinq parties et nous dévoile à la suite d’Aristote les grands traits d’une ontologie politique de l’amitié. Lire la suite ci-contre.
L'amitié
de Giogio Agamben
éd. Rivages Poche, Petite bibliothèque, Paris, 2007.

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