Hugo Villaspasa, L'ennui III, dessin 2008

dimanche 14 février 2010

«l’ombre est nécessaire autant que la lumière»


Quel regard porter sur l'ombre ? Quelle place lui accorder dans nos vies et nos pensées ? Faut-il l'ignorer pour une adoration sans limite de la seule lumière, la fuir comme la peste, le symbole de l'incarcération et des dominations en tout genre ou bien savoir l'accueillir et l'aimer en elle-même jusqu'à en faire un ingrédient du beau ? Questions qui surgissent à la lecture de Tanizaki l'oriental et son Eloge de l'ombre. Voir la page en lien.
Nietzsche, tout penseur du "Grand midi" qu'il est, ne détient-il pas la réponse ?
« […] j’aime l’ombre comme j’aime la lumière. Pour qu’il y ait beauté du visage, clarté de la parole, bonté et fermeté du caractère, l’ombre est nécessaire autant que la lumière. Ce ne sont pas des adversaires : elles se tiennent plutôt amicalement par la main, et quand la lumière disparaît, l’ombre s’échappe à sa suite. »
Nietzsche, Le voyageur et son ombre, in Humain trop humain.

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